Chapitre 2

L’émagramme en autonomie

Prendre un sondage et en tirer seul, en cinq minutes, le film de la journée.

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L’essentiel en deux minutes

  1. Un émagramme, ce sont deux courbes du jour (T en trait plein, Td en tirets) posées sur des rails fixes : adiabatique sèche (−1 °C / 100 m), adiabatique saturée (≈ −0,55), rapport de mélange (≈ −0,2).
  2. Trois lectures à l’œil nu d’abord : l’écart T − Td (humide ou sec), la pente de T (instable ou stable), les inversions (T qui part vers la droite en montant).
  3. Geste 1 : le sommet de l’inversion nocturne redescendu au sol sur le rail sec donne la température de déclenchement, donc l’heure des premiers thermiques ; la marge Tmax − Tdécl dit si la journée sera poussive (moins de 2 °C), classique (3 à 5) ou précoce (plus de 6).
  4. Gestes 2 et 3 : Tmax montée sur le rail sec et Td montée sur le rapport de mélange se croisent à la base ; le rail saturé mène au sommet des nuages, là où il recroise la courbe d’état.
  5. Geste 4 : l’épaisseur des cumulus dit s’il peut pleuvoir (moins de 1 000 m : sages ; plus de 2 000 m : averses) ; l’écart bulle − état à mi-couche dit la force (1 °C doux, 2 à 3 bon, plus de 4 fort).
  6. CIN = péage, CAPE = carburant : une CAPE forte (plus de 1 000 J/kg) sous une CIN qui tient le matin, c’est l’orage de l’après-midi.
  7. Un sondage de vallée sous-estime la base au-dessus d’un grand massif, souvent de 300 à 800 m ; et un sondage se recoupe toujours avec le ciel du matin.
  8. Quatre visages d’été : journée bleue, cumulus sages, surdéveloppement, inversion basse — plus la grisaille.
Émagramme du sondage de référence : la bulle sèche monte de 26 °C au sol jusqu’à la base à 2 800 m, puis suit l’adiabatique saturée jusqu’à l’inversion vers 3 750 m, sommet des cumulus.
Fig. 2.4 — Geste 3 : depuis la base, la bulle suit le rail du nuage et bute sur l’inversion d’altitude. Le pilote, lui, plafonne à la base.

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