Chapitre 1

Physique de l’atmosphère

Une bulle d’air qu’on soulève est-elle plus chaude ou plus froide que l’air qui l’entoure ? La réponse décide de tout.

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L’essentiel en deux minutes

  1. L’atmosphère est chauffée par le bas : la convection part toujours du sol, et la température baisse en moyenne de 0,65 °C par 100 m.
  2. Une bulle qui monte se détend et se refroidit de 1 °C par 100 m tant qu’elle est sèche, d’environ 0,55 °C par 100 m dans le nuage : c’est de la physique, pas de la météo.
  3. La météo du jour, c’est la courbe d’état : si l’air ambiant refroidit plus vite que la bulle, elle monte (instable) ; s’il refroidit moins vite, elle retombe (stable).
  4. Raisonnez en point de rosée, pas en humidité relative : l’écart T − Td donne la base des cumulus, environ 122 m par degré, à ajouter à l’altitude de la station.
  5. Une inversion est un couvercle : de rayonnement la nuit au sol, de subsidence sous les anticyclones, frontale à l’avant des fronts chauds.
  6. Trois façons de s’arrêter pour un thermique : plafond mou (l’écart fond), plafond béton (inversion), sursis dans le nuage grâce à la chaleur latente (environ 2 500 J par gramme).
  7. La pluie convective exige de l’épaisseur : moins de 2 000 m, rien ; plus de 3 000 m avec un sommet glacé, des averses ; le cumulonimbus, l’orage.
  8. Votre altimètre est un baromètre : au refuge, s’il « monte » de 40 à 60 m pendant la nuit, la pression a baissé de 4 à 6 hPa et une dégradation approche.
Graphique température-hauteur : la droite de la bulle sèche part de 25 °C et celle du point de rosée de 14 °C ; elles se rejoignent vers 1 375 m, la base du cumulus.
Fig. 1.6 — La base des cumulus se calcule de tête : un écart de 11 °C au sol donne une base vers 1 350 m au-dessus du sol.

Quiz : 12 questions

Trois graphiques température-altitude comparant la bulle qui perd 1 °C par 100 m à l’air ambiant : instable, conditionnel, stable.
Fig. 1.7 — Tout se joue dans la comparaison des pentes.