Chapitre 9

Les dangers météo en montagne

La météo prévient presque toujours ; le danger vient de l’écart entre le signe et la réaction.

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L’essentiel en deux minutes

  1. Un orage est un cumulus qui ne s’arrête pas : tours plus hautes que larges, puis sommet lisse, puis enclume. Le signal d’action est la tour, pas l’éclair.
  2. Une cellule vit 30 à 60 min, mais les orages de masse d’air se relaient de 14 h à 18 h environ ; les orages frontaux ou de goutte froide viennent à toute heure.
  3. Sous un congestus, l’aspiration (5 à 10 m/s) peut dépasser ce que l’aile sait descendre (oreilles et accélérateur : 2 à 4 m/s) : on en sort sur le côté, accéléré, vers le ciel clair, et on part avant.
  4. Le front de rafales court plusieurs kilomètres, parfois des dizaines, devant l’orage, sous un ciel encore bleu, à 50–100 km/h : poser tôt, sur un grand terrain, et ranger l’aile.
  5. Foudre : 3 s = 1 km ; 30 s ou moins, à l’abri ; 30 min après le dernier tonnerre pour repartir. Quitter les points hauts et les câbles, pas d’arbre isolé, accroupi pieds joints sur le sac, écartés les uns des autres.
  6. Un orage en amont peut faire monter le torrent en quelques minutes : pas de bivouac dans le lit, pas de traversée en crue.
  7. Vent (écart rafales − moyenne de 15 km/h et plus : air haché), foehn, plafond bas, jour blanc, froid humide et venté (à 5 °C et 40 km/h : −1 °C ressenti), chaleur, névés regelés : chaque danger a ses signes et ses délais.
  8. L’horaire se construit à rebours depuis l’heure de l’orage (marge d’au moins une heure, puis temps de descente) ; l’heure butoir se fixe avant de partir et ne se renégocie pas.
Un cumulonimbus lance un éclair ; une échelle de 0 à 15 km rappelle que la foudre frappe jusqu’à 10 à 15 km ; trois secondes entre éclair et tonnerre valent un kilomètre.
Fig. 9.7 — Trois secondes, un kilomètre. À trente secondes, vous êtes déjà dans la zone où la foudre frappe.

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